La fin du monde

26 avr

         

L’Espai Fotogràfic Can Basté de Barcelone recevra du 26 avril au 2 juin 2012 la sixième exposition internationale de photographies au sténopé.

Depuis l’aube des temps l’être humain est conscient que sa vie a une fin ; que toute vie s’arrête un jour et donc le monde que nous connaissons risque lui aussi de s’éteindre. Plusieurs prophéties, depuis les Mayas, la Sibylle et autres Pythies ont arrêtées une date : le solstice d’hiver de l’année 2012 du calendrier Grégorien :

21/12/2012 12/21/2012 2012/12/21

Fin du monde, fin de l’humanité, fin de votre monde ou simple expression de langage… Causes et conséquences n’ont que peu d’importance (enfin presque) pour notre pratique du sténopé. Qu’il s’agisse d’une catastrophe naturelle, nucléaire, économique, d’une rupture amoureuse, de la perte d’un être cher, d’un travail ou d’un animal de compagnie, du vol de sa voiture ou d’une situation où l’on se sent perdre pied, la fin du monde peut avoir lieu tous les jours dans des actions parfois anodines et chacun dira « c’est la fin du monde » dans une circonstance qui lui est propre.

Les peintures de Hyeronimus Bosch, des films comme « Voyage au bout de l’enfer » (The Deer Hunter de Michael Cimino), « Soleil vert » (Soylent Green de Richard Fleischer) « Melancholia » de Lars von Trier montrent des scènes de fin du monde pas toujours gaies…

Marie-Noëlle Leroy

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Montserrat Altamiras Corderroure

Tout a une fin et sans nous en rendre compte nous cheminons dans sa direction.

Nous faisons tous un voyage, un voyage jusqu’à la fin, vers notre fin.

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Delio Ansovini

Les avertissements de l’imminence de l’apocalypse-Jugement dernier ont commencé très tôt et à ce jour, ils sont nombreux et fréquents. Plusieurs religions, y compris les trois religions abrahamiques, croient en l’apocalypse avec des différences assez floues sur les détails de l’événement réel. Dans les conflits actuels entre la pensée laïque et fondamentaliste, une Apocalypse devient une force dynamique dans la fébrile politique du monde. De tout cela il vaudrait mieux en débattre avec un verre en cristal dans vos mains!

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Alain Bacouël

J’ai voulu photographier la fin d’un monde industriel en France .Quand les locaux ou les machines sont moins rentable, trop vieux ou plus adaptés, on ne transforme pas on ne remplace pas, on abandonne au nom de la sacro sainte rentabilité et des profits des actionnaires.

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Sheila Bocchine

La «Fin du Monde» est un sentiment personnel d’anxiété, des idées en fleurs, piégées qui ne porteront jamais leurs fruits. J’ai l’impression que les oiseaux chanteurs dans leurs belles cages doivent mieux saisir ce concept. Ne pas pouvoir déployer ses ailes, c’est aussi la fin du monde ! Je visite souvent Yuen Po, la rue des oiseaux de jardin à Hong Kong pour parler et nourrir les oiseaux. Je suis presque certaine que j’en sauvererais un dans un avenir proche!

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Dianne Bos

La fin du monde ou le commencement de l’univers?

Grâce aux propriétés de la lumière et du sténopé, une galaxie d’images est créée explorant le début ou peut-être la fin de l’univers. Le type de source lumineuse choisie est important, car chacun est une métaphore forte d’elle-même. Les bougies ont une signification religieuse, l’ampoule est souvent utilisée pour représenter des « idées brillantes » et bien sûr E = MC2 résume tout dans l’univers. Lorsque ces objets sont présentés comme la source possible de la lumière des étoiles – des restes du big-bang ou des jetons de la volonté divine – ils deviennent une déclaration d’humour au sujet de notre propre religion et/ou de croyances scientifique concernant la fin du monde ou le début de l’univers.

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Daniel Bouzard

Dans un environnement de plus en plus hostile, un jour, alors que le cours normal  de la vie se déroule : rencontre, famille… il y a rupture du cycle. L’homme disparaît et il ne subsiste que le minéral.

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Luigi Brisso

Fin du monde dans un port éloigné, Valparaiso, Chili, véritable fin du monde.

Un fraction de temps perdu, entre les personnes qui transitent d’un bout du monde à l’autre, contemplant poétiquement ce que pourrait être la dernière année de la planète, de sa vie, de la magie, du présent. Les ports sont toujoursbienvenus et perdus, débuts et fins.

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Benoît Capponi

Jeux de ville.
Ils sont beaux et fonctionnels, si impersonnels et si artificiels, ces jeux dans les parcs urbains. Ils sont comme le symbole d’une fin de ce monde, de ce combat perdu contre une certaine modernité : Individualisme et isolement gagnent du terrain sur des manières de vivre ensemble plus traditionnelles, des solidarités simples, dans des espaces que les habitants ne peuvent plus s’approprier et investir. Ces jeux sont une tentative pathétique de fournir à tout prix un support de jeu pour nos enfants dans ces zones urbaines déshumanisées.

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Gerard Colin et Jacques Piette

Comme un Relent de Peste…
En référence à l’œuvre d’Albert Camus, nous avons souhaité évoquer le retour possible de ce fléau de l’absurde, la Peste, ancré telle une énergie noire au plus profond de chaque être. Face à ce mal insidieux, mortifère et destructeur de l’espèce humaine, Camus nous invite à résister, à faire preuve de lucidité et à trouver au plus profond de nous-mêmes la force solaire de le vaincre. Beau message d’espoir.

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Marilyn Davis-Moore

A chaque fin inattendue il ya le chaos, les conflits et une demande instantanée de changement. Cette série de photographies au sténopé numérique représente l’émotion humaine qui est appelé à survivre. Il est ma première tentative d’auto-portrait avec un appareil à sténopé.

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Sabine Dizel

Visages d’à peine, 2012

L’histoire commence avec de beaux et énigmatiques visages aux yeux fermés patiemment glanés dans les pages des journaux, enfermés dans le mystère de leurs sommeils de papier.  Les effets conjugués du tramage des papiers photographiés, de la lumière et des distorsions propres au sténopé, les faiblesses du capteur de l’APN confronté à ces conditions spéciales de prise de vue, ont contribué à rapprocher ces figures de masques – mortuaires ? Le passage en négatif, une blancheur laiteuse, la grande douceur du papier non tissé choisi pour l’impression sur traceur de ces sténopés numériques me laisse imaginer dans ces visages absents, évanescents, des âmes mortes. La fin du monde évoquée ici est donc cette inimaginable absence à soi, fin de tout un chacun.

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Nick Dvoracek

Il s’avère que la fin du monde n’est pas très dure à avaler, après tout.

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Odile Gicquel

Comme un esprit errant, « après le 21 Décembre 2012 », j’imagine encore mon fantôme sur notre terre sans eau, desséchée, nos ruines… Ce voyage là a-t-il une fin ?

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Guy Glorieux

Fin du monde

« C’était un temps déraisonnable, on avait mis les morts à table… »
Aragon/Ferré
Quand je pense à la fin du monde, c’est à l’eau que je pense.  Au retour de toute vie dans cette grande marmite d’où elle émergea il y a plus de 3 milliards d’années.  Aux dernières images du film « Le dernier rivage » de Stanley Kramer quand les dernier humains errent sur la plage sans pouvoir se protéger des nuages radioactifs en provenance de l’hémisphère nord dévasté par la guerre.

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Grabe miR

Les amis

Mes AMIS… me manquent souvent.
Depuis le 8 mai 2011, j’ai parcouru près de 5000 miles à travers l’Europe pour rendre visite à ma sœur. Lors de mon voyage, j’ai rencontré beaucoup de mes amis que je ne vois que rarement. Ils me manquent toujours beaucoup. J’ai aussi rencontré beaucoup de nouveaux amis. Mais ma sœur va me manquer … elle a perdu sa bataille contre le cancer. J’ai arrêté ce travail depuis le 7 septembre 2011.

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Matthias Hagemann

« Requiem » est une série qui reflète le silence des cimetières de Barcelone, Montjuic et Poble Nou. Face à l’impact de la mort, nous essayons de tailler nos sentiments de douleur et d’impermanence dans la pierre – les préserver pour l’éternité. Mais le temps lui-même commence à éroder même ces sculptures et notre emprise fragile sur l’existence disparaît pour une deuxième fois. La Camera Obscura dépeint ces tombes avec l’intimité d’une étreinte et la couronne sombre de l’oubli.

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Pawel Janczaruk

Le moment de la naissance, la vie, le temps de la mort
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Marianna Jaszczuk

Qu’est-ce exactement la fin du monde? C’est différent pour chacun. Quand je pense à ce sujet, dans mon imagination apparaissent des paysages détruits, le tout divisé en petits morceaux et sans ordre.

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Marcin Jedynak

Chaque jour, nous accomplissons des tâches simples, les mêmes.
C’est facile, amusant, aucun mal ne nous arrive.
Il semble qu’il en sera toujours ainsi.
Nous ne savons pas quand la fin nous touchera, 
 … nous ne voulons pas savoir … 3,2,1, 0, le début et la fin … 1, 2, 3 …

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Jesús Joglar

Un cimetière est le destin final de notre existence. Du point de vue photographique c’est un lieu passionnant par les possibilités esthétiques qu’il présente, tant par les sculptures qu’il abrite généralement, que pour les cadres, les compositions, les contrastes, que l’on peut y obtenir.

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Lena Källberg

J’ai utilisé des boîtes de pellicules 135 et du papier photo pour cette série. Les négatifs sur papier sont pelés, de sorte que sans le support complet, les négatifs peuvent être agrandis traditionnellement dans la chambre noire. Parce que les négatifs sont petits, la l’impression se structure en fonction de la manière dont la lumière passe à travers ce négatif. Ces images sont tirées en lith, méthode qui supprime également beaucoup de détails. Le résultat est un rendu brut de ces maisons, qui pourraient être des bâtiments vides trouvés dans n’importe quelle ville, vers de la fin des temps.

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Gregg Kemp

Une grande partie de ma photographie implique la création abstraite et surréaliste de mondes alternatifs. Beaucoup de ces images présentent des scènes de déclin, de délabrement. Je fabrique mes caméras qui sont conçues pour se désintégrer au fil du temps, tout en prenant de longues expositions de sorte que les caméras commencent à se décomposer pendant l’exposition. Les négatifs sur papier aussi se dégradent dans l’appareil photo et le sujet des images est souvent la pourriture dans le monde naturel. Ces images montrent une image déformée, tordue et comme dans un monde tourmenté.

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Patrick Lallemand

Avant de devoir me séparer de cette maison familiale, c’est tout naturellement que j’ai choisi de réaliser cette série de photos avec un appareil à sténopé. Les très longs temps de pose s’accordaient parfaitement à cet environnement campagnard, sans urgence, sans bruits, sans stress. Prises de vues tranquilles et sereines pour une page qui se tourne. La dernière page en bas de laquelle est écrit le mot Fin.

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Gaizka Merino Tsutsui

Je voulais refléter la fin du monde en recherchant des endroits inhabités et inhospitaliers dans la géographie des Baléares. A certains endroits, il ya encore des traces de personnes, mais tous sont des lieux où, récemment, l’humanité a cessé d’exister.

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Caroline Michaud

Le jour de l’anniversaire de Laura, Nina lui offre une plante. Mais l’air pollué devient peu à peu et irrémédiablement irrespirable. Les deux adolescentes se protègent avec des masques, fuient dans la forêt mais malgré le masque à oxygène, pour Laura la fin est proche… Un environnement devenu inhospitalier et stérile pour le monde vivant comme pour les végétaux.

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Steve Parrot

Une série de photographies représentant l’isolement d’un habitant survivant à la fin du monde, jusqu’à ce qu’elle s’efface elle aussi dans les débris. Un visage n’a plus de sens. Ces photographies au sténopé ont nécessité près d’un an, et heureusement, j’ai eu un excellent modèle.

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Antonio Prianon

Au début, il y eut une fin
L’explosion d’un tout forma la multitude,
la vie peu à peu s’est invitée,
tenant en ses mains son cercueil,
la fin d’un monde est-elle la fin du monde?

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Jacques Prud’homme

Ma fin du monde, je l’ai imaginée dans ce qu’il reste du paysage minier et industriel de la région stéphanoise où j’habite. C’est la fin d’un monde à l’heure de la mondialisation… C’est la fin DU monde par l’aspect crépusculaire, déstructuré, chaotique, quelque chose qui serait entre Zola et le Futurisme, comme un étrange effondrement dynamique. Contraste et expositions multiples sont les moyens plastiques qui m’ont permis de traduire mon sentiment de cette « fin ».

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Martin Schub

Ayant grandi pendant la guerre froide, mon image mentale de la fin a toujours impliqué des armes nucléaires. J’ai essayé d’imaginer ce que pourraient être nos derniers gestes, comment nous nous confrontons à la lumière du flash final.

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Guilhem Sengès

AMAZONES
La Fin du monde aura-t-elle lieu???… grande question, et si oui, comment?
Une certitude, les villes, et les capitales en premier lieu, seront mises à feu et à sang,
On peut déjà en admirer quelques prémices un peu partout à travers le globe….
Alors, permettez-moi un dernier plaisir….que ce soient de jolies Amazones suffisamment armées qui m’arrachent mon dernier soupir….

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Tiina Tanskanen

La Fin du Monde: Monde de Rêves
Il est facile de visiter ce monde. Il suffit de fermer les yeux et vous y arriverez! Chaque fois il est différent. Il peut être le plus beau ou il peut être horrible. Mais ce monde est extrêmement fragile. Ouvrir seulement les yeux et il disparaît.

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Henry Thomas

Ces solarographes sont des expositions de six et trois mois, principalement entre les équinoxes d’été (21 juin) et d’hiver 2010 et 2011. Le papier a souffert de la chaleur, du froid et de la pluie, causant cratères, lunes noires, et crevasses, tandis que des mauvaises manipulations faisaient tituber le soleil, illustrant l’apocalypse de Jean :

[…] Lorsqu’il ouvrit le sixième sceau, alors il se fit un violent tremblement de terre, et le soleil devint aussi noir qu’une étoffe de crin, et la lune devint toute entière comme du sang, et les étoiles du ciel s’abattirent sur la terre,, comme les figues avortées que projette un figuier tordu par la bourrasque, et le ciel disparut comme un livre qu’on roule, et les monts et les îles s’arrachèrent de leur place ; […]

extrait de l’apocalypse de Jean, chapitre 6

La fin du monde était déjà dans l’épreuve photographique, attendant que la vérité se révèle dans l’œil du photographe.

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Ilya Tishchenko

Ce travail montre l’impression que j’ai ressentie dans une île au centre de la Russie. Vous pouvez y passer des jours à marcher et être seul, vous imaginant que vous êtes le dernier en ce monde. Il n’y a que vous, la nature, l’île, l’eau, les nuages, les arbres, loin de la ville, de toute civillisation.

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Nicolas Turlais

« L’instant d’avant
Sept paysages pour un instant, pour une seconde. Celle de la fulgurance du monde avant que tout ne cesse, où la nature s’impose comme seule puissance.
 Nicolas Turlais survole cet instant à travers son regard lucide presque mélancolique. Un monde déshumanisé dans lequel la fin crée sa propre ambiance. »

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Peter Wiklund

Les images de la série «La Suite» sont prises dans les îles du Gotland suédois et Gotska Sandon. J’ai essayé de créer un sens de la vie dans l’Après, avec les survivants se réveillant et essayant de vivre dans un monde où la nature a repris. Ce sont des autoportraits.

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Benjamin Wooten

C’est ici la terre morte
Une terre à cactus
Ici les images de pierre
Sont dressées, ici elles reçoivent
La supplication d’une main de mort
Sous le clignotement d’une étoile pâlissante.

De Les hommes creux, de T.S. Eliot

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